Indicateurs 2008-2009

Pour la troisième année consécutive, l'IFD publie ses indicateurs du doctorat. Ces chiffres clés permettent de mesurer l'état des pratiques au sein des écoles doctorales de l'UPMC, mais aussi de voir leur évolution dans le temps.

En 2008-2009, près de 3400 jeunes chercheurs étaient inscrits en doctorat à l’UPMC (courbe orange). Toutefois, ce nombre ne reflète pas le total des doctorants gérés par les 16 écoles doctorales dont l’UPMC est l’établissement support. En effet, selon les accords entre établissements, les ED sont amenées à gérer également des doctorants inscrits dans d’autres universités ou écoles que l’UPMC (courbe violette). Ainsi, ce sont près de 4 200 doctorants qui étaient gérés par nos ED en 2008-2009. S’agissant des doctorants inscrits à l’UPMC, leur nombre a augmenté régulièrement depuis 2004-2005.
Sur 5 ans, nous constatons une augmentation sensible d’environ 7 % des doctorants inscrits à l’UPMC. Cette augmentation est assez linéaire. L’augmentation constatée est cependant variable selon le pôle de rattachement des ED : pôle Modélisation et ingénierie : + 16.5 %, pôle Energie, matière et univers + 11.5 %, pôle Terre vivante et environnement + 9.5%et pôle Vie et santé + 2,2%.

Depuis 4 ans, la répartition par genre est stable. En 2008-2009, elle est de 60 % d’hommes et de 40 % de femmes. Une légère augmentation de la représentation des femmes est survenue en milieu de période du contrat quadriennal pour revenir à son niveau initial. Ce retour s’explique par la croissance plus forte des pôles 1 et 2, pôles traditionnellement à très forte majorité masculine, au détriment du pôle 4, plus féminin.

Par rapport à l’année précédente, la part des doctorants étrangers est passée de 36 à 39% en 2008-2009. Cette augmentation concrétise les efforts faits par l’UPMC pour s’ouvrir à l’international et améliorer son attractivité notamment en direction des pays de l’Asie.

Sur les 4 dernières années, le nombre de directeurs de thèse n’encadrant que 1 à 2 doctorants est en progression. De moins en moins de directeurs de thèse encadrent de 3 à 5 doctorants.
La politique engagée par l’UPMC porte ses fruits. L’ensemble des acteurs a été sensibilisé à la nécessité de réduire le taux d’encadrement. Cela a été renforcé d’une part par la participation croissante des directeurs de thèse à la formation des encadrants organisée par le Département formation et carrières de l’IFD et d’autre part par l’incitation des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs à passer leur HDR (Habilitation à diriger des recherches). En effet, la part des « 10 et + » doctorants encadrés par un même directeur de thèse est en partie le reflet d’une faiblesse des HDR dans certaines disciplines.

En 2008-2009, les thèses UPMC soutenues ont duré en moyenne 43,8 mois. Cette moyenne est globalement stable, bien que la durée des thèses* soit en légère diminution dans les pôles 3 et 4 et en légère augmentation dans le pôle 1. Les pôles 3 et 4 améliorent continuellement leur durée moyenne de thèse. Dans le pôle 1, cette moyenne augmente, due principalement à des difficultés de financement des thèses et à la présence non négligeable d’enseignants du secondaire.

L’UPMC a un taux de financement des doctorants satisfaisant : 97 % d’entre eux sont financés pendant leur thèse. Avec une augmentation des entrants en thèse et un nombre figé d’allocations du ministère au cours du contrat quadriennal, la stabilité des financements des doctorants est assurée par une diversification des financeurs.
• D’une part, les laboratoires ont pris conscience d’être des relais dans le financement ou le cofinancement, notamment pour les doctorants en 4e année et au-delà.

• D’autre part, une augmentation des financements CIFRE** et entreprises est également observée.

• Enfin, l’IFD, en appui avec la Direction générale de la recherche et du transfert de technologie (DGRTT), a lancé une réflexion destinée à multiplier les sources de financements à destination des entreprises et des associations. L’entrée de l’UPMC dans le dispositif Erasmus Mundus nous a également permis de trouver d’autres voies de financement ou de cofinancement.

Le conseil de l’IFD a lancé une réflexion sur la définition d’un montant minimum de rémunération d’un doctorant. La complexité des types de financement nous impose une prudence dans la définition de ce montant. Nous espérons toutefois aboutir à l’introduction dans la Charte du doctorat d’un montant minimum garanti.

 

*Calcul de la durée d'une thèse

Diviser le nombre d’inscrits en thèse par le nombre annuel de soutenances ne donne pas la durée moyenne des thèses. Entre autres explications, une inscription administrative dure un an même si la soutenance a lieu dans le mois qui suit l’inscription. De ce fait, la grande majorité des soutenances ayant lieu en fin d’année civile, un doctorant soutenant sa thèse en octobre aura besoin d’une 4e inscription alors que sa thèse n’aura duré que 37 mois.

Analyse réalisée par Thierry Lardot et Esther Croce - mars 2010

30/07/15